Circuler aisément au quartier Évolution dans la commune de Kimbanseke après la pluie n’est pas chose facile. Beaucoup utilisent les chariots ou se font carrément transportés par quelqu’un sur le dos. Ce quartier située dans la commune de Kimbanseke dans la partie Est de la capitale RD Congolaise a les pieds dans l’eau après chaque pluie. C’est le cas de la pluie qui s’est abattue dans la capitale Kinshasa mardi dernier.
Comme il est de coutume ici après une pluie, des jeunes tentent ce qu’ils peuvent pour sauver leurs habitations. Celles-ci sont la cible des eaux débordantes de colère, qui quittent leurs lits pour causer, sans pour autant le vouloir, horreur et désolation.
Mukendi un jeune homme d’une trentaine d’années, surnommé Tatu par les habitants du coin saisi cette opportunité pour lancer son businesses : « opération Pusu ». Il transporte des gens avec son chariot pour les traverser d’un point à un autre. Et visiblement, l’activité procure du gain.
« Je gagne un peu d’argent pendant la saison de la pluie », se réjouit-il. « Le coût de mon transport se lève à 1000 FC personne vu que l’eau déborde beaucoup dans notre milieu « , explique-t-il.
Avec sa compagne Sofia et leurs quatre enfants, Mukendi prend soin de toute sa famille grâce à ce métier de pousse-pousseurs. « En réalité, je transporte des colis des clients sur mon chariot mais, en cas de la pluie, je change des tactique. Apres la pluie je laisse les colis pour transporter les humains, étant donné qu’il n’y a pas des colis à transporter quand il pleut », indique-t-il.
L’affaire du reste occasionnelle marche décidément bien. D’autres jeunes volontaires avec des culottes sans formes et trouées faisant entrevoir des bouts des fesses, sans chariots, se lancent au transport des personnes sur leurs dos. « Le dos c’est à 500 FC. Tu refuses, tu entres dans l’eau », crie un de ces transporteurs d’un air boudeur.
Les dégâts causées par chaque pluie ici à Kimbanseke sont énormes.Des maisons construites au bord de la rivière « Bansimba » ont été complètement inondées. Certains occupants montent sur les toits des maisons pour échapper à la sentence des eaux. Malheureux et abandonnés à leur triste sort, ils affirment avoir perdu plusieurs biens de valeur.
Senga Butela

