Moïse Katumbi entend répondre à l’appel à la mobilisation du président Tshisekedi face à la gravité de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Dans une déclaration mardi 08 novembre, le leader d’Ensemble pour la République (ER) dit avoir agi au nom de l’intérêt supérieur de la Nation mais avec 3 conditions majeures, à savoir : avoir la volonté, agir dans la sincérité et sans avoir des arrières pensées politiciennes.
Ainsi, Katumbi précise que : « la sincérité ne se décrète pas, elle se prouve ». S’agissant de la cohésion nationale, le boss du TP Mazembe appelle à la sanction des discours de discrimination ethnique et d’intolérance contre les opinions politiques divergentes.
Toutefois, le leader katangais insiste sur la tenue des élections régulières, transparentes, inclusives dans le respect de la Constitution pour garantir une légitimité incontestable aux dirigeants élus.
Cependant, l’ex-gouverneur du Katanga reste convaincu qu’il est possible de mettre fin à cette guerre et de prévenir ce type de conflit. D’où, a-t-il proposé, sur le plan diplomatique, il faut appuyer les efforts du processus de Luanda.
Sur le plan militaire, Katumbi propose que l’exécutif puisse doter les soldats qui sont déployés au front de moyens dignes en comparaison de ceux qui sont alloués aux institutions. D’après lui, les forces armées doivent se sentir soutenues, encadrées, motivées et bien payées. Ensuite, a-t-il poursuivi, il faut mobiliser les moyens financiers pour soigner les blessés et soutenir les veuves et les orphelins dont la situation de précarité actuelle est un élément de démotivation de nos troupes au front. Enfin, il prévient qu’il faille éviter de recourir aux troupes étrangères dont les gouvernements sont accusés ou soupçonnés de prêter main forte aux rebelles et autres groupes armés.
Sur le plan institutionnel et politique, le président d’Ensemble conseille la réduction du train de vie de l’État pour affecter prioritairement les recettes et ressources mobilisées au profit des victimes de la guerre. Au même moment, l’homme politique encourage le pouvoir à décréter les provinces de l’Est comme zones sinistrées et accélérer l’effort de leur intégration dans l’économie nationale.
« Libérer les prisonniers politiques et d’opinion, les opposants et les journalistes. Combattre vigoureusement l’ethnicisation et la tribalisation de l’Etat et des services publics. Mettre fin à la fraude, la corruption, les détournements des deniers publics dont la persistance tend à établir durablement une culture d’impunité. Recréer la confiance entre les principaux acteurs politiques et sociaux ainsi que les différentes communautés qui composent la nation congolaise en vue de préserver le pacte républicain issu du processus de Sun City.
Somme toute, Moïse Katumbi rassure que son parti politique reste auprès du peuple congolais et de son armée pour gagner la guerre contre le Rwanda. « Cessons de pleurer, ensemble agissons! »,a-t-il conclu.
Strada

