Soupçonnée dans une affaire de malversation financière, Ruth Machik Tshombe, l’ambassadeur de la RDC en France a été rappelée à Kinshasa par le gouvernement congolais. Dans une lettre signée par le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula, Ruth Machik Tshombe est accusée d’avoir détourné un montant de 1.759.193,17 Euro, pour la période de janvier à novembre 2022, provenant du non reversement, soit à la société LOCOSEM.
À en croire le chef de la diplomatie congolaise, ce montant avait été utilisé par l’ambassadeur sans justifications comptables mais aussi le non versement au profil du trésor public des recettes dûment comptabilisées d’un montant de 2.570.879,59 euros, soit 480.436 euros pour 2020, 1.196.494 euro pour 2021 et 893.949,59 pour 2022.
«Au regard de tous ces manquements aux dispositions de la loi sur les finances publiques et de ces paiements non autorisés, il ressort que, le Chef de cette Mission Diplomatique a transformé la caisse de l’Ambassade en une caisse privée, gérée sans respect des principes élémentaires d’orthodoxie financière et au mépris tant des dispositions légales susmentionnées que des autorisations de la hiérarchie. En conséquence, vu la gravité des faits relevés dans ce rapport, je demande au Secrétaire Général aux Affaires Etrangères, qui me lit en copie, de confirmer votre rappel à Kinshasa avant le 15 janvier 2023, non seulement pour consultation, mais aussi et surtout pour être entendue sur ces malversations devant une commission de discipline. Il devra, à cet effet, ouvrir dès votre arrivée à Kinshasa une action disciplinaire contre vous» a-t-il écrit dans cette correspondance adressée à Ruth Isabel Machik Tshombe dont une copie est parvenue à Drcactu.cd ce.
Selon Christophe Lutundula, à seulement 11 mois, Ruth Machik Tshombe a engagée un montant de 2.653.142, 76 euros. Selon lui, la mission de contrôle a également relevé plusieurs autres abus: ‘octroi au personnel diplomatique des primes allant de 2.800 à 4.000, euros par mois, sans autorisation ni information de la Centrale ; l’octroi des frais de scolarité mensuels d’un montant global de 5.400, euros par mois au personnel diplomatique, variant de 400 Euros à 1000 Euros, toujours sans autorisation ni information de la Centrale; l’octroi des aides financières, d’un montant de 14.000, euros par mois, pour les diplomates allant de 1000, Euros au Premier Secrétaire, à 2000 euros.
MYANGO OMARI Simon

