Enrôlement AO3 : Denis Kadima satisfait du déroulement des opérations

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Les opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs se poursuivent sans failles dans l’aire opérationnelle 3. C’est dans cette optique que le président de la commission électorale nationale indépendante (CENI) est arrivé ce mardi à Kindu, Chef-lieu de la province du Maniema pour apporter un appui à l’équipe de la centrale électorale locale.

Denis Kadima a insisté auprès du gouverneur Afani Idrissa Mangala sur la sécurisation du processus.

«Nous sommes au début de l’enrôlement des électeurs pour l’aire opérationnelle 3 (côté Est du pays) dont fait partie la province du Maniema. Je suis venu apporter un appui à notre équipe locale, rencontrer les autorités pour avoir une idée du contexte, particulièrement en ce qui concerne la sécurité et bien évidemment encourager la population à participer en masse à cette opération citoyenne. Cet exercice indispensable va déboucher sur l’obtention de la carte d’électeur mais aussi, cela va donner lieu, à terme, à l’acquisition de la carte nationale d’identité. J’appelle donc l’ensemble des compatriotes en âge de voter de s’y soumettre et je les encourage dans ce sens », a indiqué Denis Kadima.

Le numéro un de la CENI, a donné quelques orientations aux préposés à l’identification et aux opérateurs de saisie pour l’amélioration du rendement des uns et des autres.

« Bien que les préposés à la tâche de l’enrôlement comprennent, d’une façon générale, le processus mais ils n’ont pas encore pris la mesure de l’utilité du Prerap. C’est très utile, vous pouvez voir des requérants qui défilent très vite et cela encourage même les gens. Dans un des bureaux où on a été, il y a ceux qui deviennent même agressifs, car ils sont sous le soleil pendant longtemps, nous devrons faire en sorte que ce genre de situations ne dure pas. On peut comprendre au début d’un processus, je vous exhorte à faire usage du Prerap. Ceux de l’Afrique du Sud et d’Europe l’utilisent quasiment à 100%. Bien sûr ils ont Androïd, ce qui n’est pas toujours le cas ici. On a vu par exemple une dame qui avait rempli mais est restée dans la file avec tout le monde. Il faut une file particulièrement pour ceux-là, je m’adresse particulièrement aux CTPRO (Contrôleurs techniques provinciaux) et aux CTT (Contrôleurs techniques territoriaux) à qui je demande de répercuter ce message auprès des MCI (Membres des centres d’inscription), mais aux PP (Préposés polyvalents). On a vu que parfois les gens remplissent les formulaires pendant une longue durée. Pendant que les OPS (Opérateurs de saisie) tournent les pouces. Alors que nous n’avons que 30 jours », a-t-il suggéré.

Le numéro 1 de la centrale électorale a également demandé aux MCI de ne pas produire les mêmes erreurs qui se sont remarquées dans l’aire opérationnelle 1.

« Vous avez certainement entendu parler des difficultés qu’on avait au début, compréhensibles car ce sont des écueils du début d’un processus. L’enrôlement dans cette aire opérationnelle débutent quand les dents sont assez solides, donc il n’y aura pas trop de problèmes. Au début, il y a eu une campagne de désinformation évoquant les photos (en noir et blanc) qui n’étaient pas de bonne qualité, alors que ce que nous recherchons ce n’est nullement les belles photos. Il y a eu un méli-mélo amplifié sur les réseaux sociaux.
Ne baissons pas les bras, le temps n’est pas notre allié. L’équipe que je dirige a pris les commandes avec 28 mois de retard, nous faisons la course contre la montre depuis le premier jour. Nous comptons sur vous pour que nous ne débordions pas. Sinon tout sera décalé et je ne pense pas qu’il y ait quelqu’un qui le souhaite ». a-t-il indiqué.

Le Président de la centrale électorale a mis un accent particulier sur la remontée des données qui constitue pour la CENI une documentation indispensable pour la constitution du fichier électoral fiable.

« Un autre point extrêmement important, c’est la transmission des données. Vous avez remarqué qu’au début on ne sortait pas des chiffres parce qu’il y avait des difficultés de remonter des données. Notre pays est vaste, nos provinces le sont et puis il y a l’état de nos routes et des territoires d’accès difficile. Pour obtenir des données de ces entités ce n’est pas toujours évident. Car ces données changent chaque jour et nous avons besoin d’une mise à jour au quotidien. Ces données sont plus que nécessaires. Ces données ce sont des personnes réellement enrôlées (avec tous ses indices, photo, empreintes digitales, iris, etc.). Pas seulement les statistiques, il nous faut des données alfa-numériques et biométriques. Cela constitue la documentation », a appuyé Denis Kadima.

Denis Kadima a toutefois appelé la population de s’enrôler massivement.

MYANGO OMARI Simon

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