Évaluation état de siège : la situation sécuritaire demeure préoccupante au Nord-Kivu

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La situation sécuritaire dans la province du Nord-Kivu reste préoccupante. Ce, malgré la mesure de l’état de siège instaurée depuis mai 2021, par le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi.

C’est ce que l’on peut retenir de la réunion d’évaluation de cette mesure particulière présidée Vendredi par le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde, en séjour dans la province du Nord-Kivu.

Le gouverneur militaire de cette province, le lieutenant général Constant Ndima, reconnaît la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans sa juridiction, une situation consécutive, à l’en croire, à l’agression rwandaise sous couvert du M23.

«Vous savez que la situation sécuritaire en Province du Nord-Kivu reste très préoccupante suite à la guerre d’agression que nous subissons et aussi la situation humanitaire avec plus de 2000 déplacés de guerre. Nous avons deux secteurs opérationnels. Au grand Nord, il y a l’activisme des ADF, qui, depuis plusieurs années, sont en train de massacrer notre population pour qu’ils occupent cette partie de la République et y installent un califat. Ici au sud de la province, que nous avons baptisé Sokola 2, nous faisons face à l’agression, où aujourd’hui, vous savez, le Rwanda avec son bras séculier, le M23 ont conquis quelques localités dans les territoires de Rutshuru, Masisi, Nyiragongo, et aujourd’hui, autour de la ville de Goma. C’est pourquoi je dis que la situation reste préoccupante» a expliqué Constant Ndima.

L’autorité provinciale du Nord-Kivu a fustigé également, le jeu des terroristes du M23 sur leur prétendu retrait des zones qu’ils occupent.

« Il y a aussi le retrait des M23 de ces espaces occupés. Le retrait aujourd’hui, c’est sous la supervision des forces de l’EAC. Mais, est-ce qu’il y a retrait ?
C’est un retrait timide. Tantôt on se retire, tantôt on reprend les positions. Voilà le jeu auquel nous sommes en train d’assister. Nous avons exigé que cela soit sincère pour que la population retrouve la paix et regagner leur milieu d’origine. Puisque les Congolais n’acceptent pas de rester dans les sites des déplacés, dans des camps pour tendre les mains, chercher la nourriture» a-t-il enrichi.

Le premier ministre est accompagné par plusieurs membres de son gouvernement dont notamment, le ministre du budget, de l’industrie, du développement rural.

MYANGO OMARI Simon

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