Accès à internet en RDC : Quand le syndrome « Mende » hante les proches de Fatshi

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La pratique consistant à limiter l’accès des congolais au service Internet, perçue par beaucoup comme une restriction de la liberté d’expression n’est peut-être pas totalement éradiquée avec le départ de Lambert Mende Omalanga. Ce dernier comme beaucoup le savent excellait, pour certainement plaire à son maître de l’époque (Joseph Kabila), dans la restriction à l’accès au service internet à temps et à contretemps, alors qu’il occupait les fonctions de Ministre de la Communication.

L’ex patron de la communication et des médias se justifiait chez qui voulait l’entendre, que l’utilisation de l’internet par les congolais, notamment avec l’expansion des réseaux sociaux, était à la base des faits troublant l’ordre public et la sécurité nationale.

Plusieurs années après la chute de Kabila et de son régime, les nouveaux « Mende », ou du moins des personnes très proches de son idéologie surgissent peu à peu, dans l’entourage du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi, qui avait pourtant juré de ne pas faire subir à l’opposition ce que l’UDPS a vécu pendant environ 32 ans.

C’est le cas de Claude Ibalanky, ambassadeur itinérant du Chef de l’État, pour qui les réseaux sociaux auraient un impact considérable sur la marche du pays, notamment la politique. L’homme de confiance de Fatshi, ne supporte pas à vrai dire les critiques acerbes contre son patron sur les réseaux sociaux, un monde on doit le reconnaître, sans foi, ni loi.

Dans l’une de ses réflexions relayée justement par les réseaux sociaux, Ibalanky ne s’interdit pas de voir la RDC s’aligner derrière la Chine ou les Emirats Arabes Unis.

« Les réseaux sociaux ont un impact réel sur la politique, la marche et la sécurité du pays. Certains l’abusent et des cartels se sont formés, avec la complicité des services étrangers et des lobby d’affaires entre autres, pour des fins politique, économique, sécuritaire et voir même social – influencer (négativement) la masse. Au nom de la sécurité nationale, ne serait-t’il pas nécessaire de réguler cet environement en limitant l’accès à ces réseaux, comme c’est le cas en Chine, Dubaï, etc.? Et si le Congo adoptait ces méthodes de restriction et de contrôle », a-t-il lancé.

Cela est certes vrai que les exemples cités ci-haut par ce proche du Président de la République sont des pays plus ou moins stables sur les plan sécuritaire, mais ils ne sont pas bien côtés au contraire sur la liste des pays modèles en matière de la liberté d’expression.

Le Congo aujourd’hui a le droit d’avoir des modèles dans plusieurs domaines pour déclencher notamment son développement, mais il ne serait pas bon d’aller puiser dans les paniers des mauvais élèves. Il est conseillé de copier des bons exemples, mais pourquoi pas non plus créer ses propres modèles de démocratie, économiques et autres, sur base des expériences des autres ?

Germain Coucou Diantama

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