Lemba/Salongo : une pénurie d’eau sans précédent dérange la quiétude des habitants

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L’eau ne coule plus au quartier Salongo dans la commune de Lemba depuis un temps. Les habitants qui se plaignent déplorent le fait qu’ils sont obligés d’effectuer chaque jour de longs trajets avec des récipients pour s’approvisionner en cette denrée devenue rare. Dans quasiment tous les ménages, les robinets sont secs.

Devant la station de la Regideso à Salongo, des groupuscules s’agglutinent chaque matin dès les premières heures. Munies de bidons en plastique, hommes, femmes, enfants se rangent à la queue leu leu, en attendant d’être servis par les agents de cette société nationale de fourniture d’eau.

Pour la plupart de femmes et des filles, les demandeurs d’eau potable sont généralement matinaux. Certains sont déjà sur place à partir de 4 heures du matin quand il fait encore noir.

« Je m’arrange souvent pour me réveiller tôt afin d’être parmi les premiers servis. Je souhaite ainsi occuper les premières places à la ligne quand les gens sont encore au lit. Aujourd’hui cependant, j’ai été devancée par plusieurs voisines, alors que je me suis pointée ici à 4 heures du matin », nous confie Ruth Kabongo.

Et d’ajouter : »Voici plusieurs semaines que l’eau ne coule plus de nos robinets sur l’avenue Beyapumbu. C’est le même cas sur l’avenue Biye. Dans les rues voisines comme Biangala, Paroisse… l’eau coule aux compte-gouttes aux heures tardives, mais c’est bien rare ».

Dans les lieux où ils vont s’approvisionner, les habitants de Salongo sont parfois contraints de débourser de l’argent, car ce n’est pas tout le monde qui offre aux nécessiteux gratuitement de l’eau. Selon les témoignages recueillis sur place, une gourde de 5 litres se négocie à 50 Fc, celle de 10 litres à 100 Fc, le bidon de 20 litres à 200 Fc, tandis que le récipient de 30 litres se vend à 350 Fc.

Les plus nantis mobilisent leurs véhicules, les autres louent carrément des taxis ou des chariots. Les démunis, eux, n’ont d’autres choix que de transporter leurs récipients avec les mains ou sur leurs têtes, courant ainsi le risque de trébucher et donc de perdre ce qu’ils ont puisé au prix d’inextricables efforts.

SB

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