Les conducteurs des véhicules affectés au transport en commun de la capitale ont lancé une grève illimitée ce lundi 13 janvier 2025 pour protester contre la mise en place d’une nouvelle grille tarifaire imposée par le gouvernement provincial de Kinshasa.
Cette décision qui vise à mettre fin à la fixation arbitraire des prix par les chauffeurs et à éradiquer des pratiques telles que le « demi-terrain», suscite une vive inquiétude parmi les chauffeurs qui estiment que cette mesure met en péril leur revenu et leur survie économique.
Selon l’arrêté provincial détaille les tarifs à payer pour les déplacements en bus, minibus et taxis-bus, en fonction des itinéraires, un trajet entre le Marché de la Liberté et Mikonga/Bibwa est fixé à 500 FC, tandis qu’un déplacement du Marché central à Matadi Kibala coûte désormais 2000 FC pour ne parler que ces deux itinéraires.
Cependant, cette décision ne fait pas l’unanimité. Les conducteurs estiment que les tarifs imposés ne tiennent pas compte de la hausse du coût de la vie, notamment les prix du carburant et des pièces de rechange.
« Ces tarifs sont irréalistes et nous mettent en difficulté financière », déclare un chauffeur rencontré au Rond-point Victoire.
En outre, le gouverneur de la ville Daniel Bumba à a son tour mis en place des mesures d’application strictes
Pour garantir cette nouvelle grille. Il s’agit notamment de l’Interdiction pour les conducteurs de dépasser le nombre maximal de passagers (quatre pour les taxis). Puis, des sanctions financières allant de 50 à 100 dollars pour tout manquement aux nouvelles règles.
Par ailleurs, cette grève qui paralyse Kinshasa a entraîné une perturbation majeure des déplacements dans la ville.
Dès les premières heures de la matinée, des dizaines de taxis ont bloqué les principaux axes de la ville, créant des embouteillages monstres et perturbant le transport public. Plusieurs usagers se retrouvent contraints de marcher ou de recourir à des moyens alternatifs, souvent plus coûteux.
RB

