Avancée des éléments du Mouvement du 23 Mars dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu cause plusieurs dégâts humanitaires dans cette partie du Nord-Kivu. Un acteur de la société civile alerte sur les violations graves du droit international humanitaire par les forces belligérantes dans les villages sous leur emprise et bien d’autres.
Il s’agit du Président de la Société civile, forces vives de Ndoluma qui rappelle les parties au conflit au respect et à la protection des populations civiles et des structures publiques. Au lendemain de la reprise des combats dans le Sud de Lubero, la Société civile, forces vives de Ndoluma, alerte sur la destruction de certaines écoles, églises et structures sanitaires par les bombes y larguées.
Jackson Mashauri, son Président, indique que les bombes larguées par des éléments du M23/RDF font plusieurs dégâts humains et matériels.
« Les bombes sont en train d’être larguées par les rebelles dans la partie Sud, et surtout dans les villages Ndoluma, Kitsombiro, Bikara et causent des dégâts humains ainsi que plusieurs biens sont en train d’être détruits par ces bombes. Notre crainte est que nous ne savons pas à qui nous adresser au regard de ces actes de destruction. Nous ne pouvons pas vivre sans hôpital, salle de classe, église », s’inquiète-t-il.
Outre la destruction, notre source dénonce l’occupation des écoles, églises et structures sanitaires par les forces belligérantes en violation du droit international humanitaire. Il demande aux décideurs de trouver une réponse urgente au conflit sécuritaire.
Jackson Mashauri, invite les belligérants à respecter le caractère civil de ces lieux publics.
« Nous demandons aux autorités de prendre leurs responsabilités en mains pour qu’elles puissent mettre fin à cette hémorragie d’insécurité qui nous endeuille chaque jour. Il y a plusieurs écoles déjà détruites ici à Kitsombiro, Alimbongo et toutes les écoles sont déjà occupées là au Sud. Les structures sanitaires sont vandalisées et occupées par les rebelles au même titre que les églises au Sud », déplore-t-il.
Dans le Sud de Lubero, certaines écoles, hôpitaux et églises ont été transformés en champ de bataille et d’autres servent comme des dépôts des munitions.
MYANGO OMARI Simon Du Ciel

