Plus de 1,6 millions USD déjà perçus par CLCCPDR, ASSECCAF, FEC et ESCO-KIVU derrière le dos des agriculteurs du Cacao-Café au nord-Kivu (Enquête)

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Plus au moins 1,6 millions de dollars américains déjà perçus sur la paisible population agricultrice du cacao-café longtemps meurtrie, par Le CLCCPDR, ASSECCAF, FEC Beni et Esco-Kivu qui se partagent 25% de la cotisation imposée aux agriculteurs de 10$/tonne de café-Cacao et 5$ les autres produits agricoles d’exportation d’après le protocole d’accord signé entre ces structures locales au motif du développement local.

Après des investigations approfondie, la réalité est tout autre sur le terrain. Que d’investir 75% dans le développement comme indiquée dans leur protocole, il se pourrait que les responsables de ces structures se cherchent plutôt des capitaux pour ouvrir des entreprises de construction sur le dos de la paisible population avec l’argent pris par force aux agriculteurs.

Depuis le début de la perception en mars 2024 malgré l’interdiction de cette perception qui viole la loi, par le Ministre d’Etat, Ministre en charge de l’agriculture et de la sécurité alimentaire dans sa lettre no 247/CAB.MINETA.AGRISA/GMM/IM/KI/2024 du 16 juillet 2024 adressée au Gouverneur Militaire du Nord-Kivu* . ces structures ont fait le malin en signant un protocole d’accord dans la clandestinité afin de continuer cette perception qui n’a aucun soubassement légal.

Alors que les zones de production, mapembe, tubameme, vemba, Irumu, Mambasa, Lubero, … n’ont pas des routes de dessertes agricoles entretenues, et des axes routiers comme Etabe- mitume, kikingi-nobili, … ont des ponts en état de délabrement très avancés pour les unes et pour les autres quasi inexistantes, ces structures ce sont plutôt lancées dans l’achat des parcelles individuelles, motos, canters, Gyston, des voitures de luxes, construction des maisons privées, autres matériels roulant et c… avec la cotisation de la paisible population alors que les projets Timo et IMO ont fait preuve d’une grande ingéniosité non seulement dans la gestion des jeunes désœuvrés mais également dans la relance des travaux d’entretien des routes, ponts, et c.

La population agricultrice n’ayant aucune possibilité pour mettre fin à cette perception qui n’a pas de noms, une centaine d’entre elles qui ont servi d’echantillons de notre analyse ont déploré cette situation qui se vit en ciel ouvert devant toutes les autorités et en ont profité pour lancer un appel vibrant aux autorités de la Province de l’Ituri dont 75% de cette cotisation proviennent de ses zones de production des Territoire d’Irumu et Mambasa mais aussi celle du Nord-Kivu dans le Lubero où aucune action n’a jusqu’à présent été faite.

Cette population rappelle qu’elle n’a jamais donné son consentement mais se voit victime d’un système qu’elle a du mal à contrôler, moins encore à stopper.

Voilà pourquoi, lorsqu’elle voulait poser des questions d’enquête, elle s’est vue dupée au motif que cette perception est devenue une taxe conventionnelle pour la reconstruction de la province du Nord-Kivu et que la province en profite à hauteur de 50% du montant total perçu chaque mois. Pour elle, une taxe conventionnelle ne saurait procurer des engins et des biens privés à quelques structures et individu au détriment du développement d’intérêt général.

Elle appelle ainsi ces représentants, députés provinciaux, nationaux en congé et toutes les structures locales agricoles à s’investir dans l’eclaircissement de cette perception et de l’affection de celle-ci. Que les députés provinciaux et nationaux en vacances parlementaires s’imprègnent de la situation qui s’apparente à un vol organisé contre nous, paisible population qui nous trouvons sans défense face aux entreprises qui dictent leurs volonté à souligner une maman d’une soixantaine d’années interrogé par notre rédaction.

Ces agriculteurs rappellent :
1.⁠ ⁠Ils n’ont jamais le prix d’achat de leurs produits. Les entreprises affichent des prix auquel ils leur soumettent, sans conditions
2.⁠ ⁠Quand ces structures retiennent 10$ à la source sur leurs produits, elles leur demandent jamais la permission, moins encore les informent. Elles agissent comme elles veulent avec eux .
3.⁠ ⁠Ces mêmes entreprises ont fait 5 mois en achetant leurs produits, sans que personne ne les dérange, un système qui a poussé plusieurs d’entre eux à chercher la possibilité de vendre en Ouganda et ainsi contribuer à la fraude de leurs produits vers les pays voisins faisant perdre la République Démocratique du Congo en retour des devises, en création d’emploi au profit des pays voisins.

Ils demandent aux autorités politico-administratives du Gouvernement central de s’impliquer pour remettre de l’ordre dans le secteur des produits agricoles d’exportation, où les entreprises agissent à terrain conquis dictant leurs lois.

Nos enquêtes se poursuivent et nous vous reviendrons avec des autres détails dans les jours qui suivent.

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