Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a exhorté mercredi 9 septembre le Conseil des droits de l’homme et la communauté internationale à reconnaître la gravité des crimes commis en République démocratique du Congo (RDC) et à agir pour enrayer les violences meurtrières qui déchirent l’est du pays depuis plusieurs décennies.
« Il est temps que ce Conseil et la communauté internationale agissent pour enrailler la violence, protéger les victimes et garantir la justice », a déclaré Volker Türk, appelant les États membres à fournir un soutien adéquat à la Commission d’enquête chargée de documenter les crimes et de préparer les bases de la justice.
La déclaration intervient dans un contexte où les rapports des Nations Unies et des ONG dénoncent des violations massives des droits humains en RDC.
Un rapport publié début septembre par l’ONU a conclu que les rebelles du M23, tout comme les forces armées congolaises et d’autres groupes armés, pourraient être responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
En juillet dernier, le M23 a été accusé d’avoir massacré plus de 300 civils, y compris des femmes et des enfants, près du parc national des Virunga.
Ces violences s’ajoutent à une longue liste d’exactions recensées depuis des années dans l’est de la RDC, où les civils paient le prix le plus lourd d’un conflit alimenté par des intérêts géopolitiques et économiques.
Senga butela

