Un drame fluvial a endeuillé la province de l’Équateur. Dans la nuit du mercredi 11 septembre, une embarcation motorisée a chaviré au confluent des rivières Nsolo et Maringa, dans le territoire de Basankusu. Selon les premiers bilans, plus d’une centaine de passagers ont péri noyés, confirmant une fois de plus la vulnérabilité des transports fluviaux en République démocratique du Congo.
Face à cette tragédie, la coalition de l’opposition Lamuka parle d’un « naufrage de trop ». Son communicateur, Prince Epenge, déplore la répétition de ces drames meurtriers sur les cours d’eau congolais et pointe du doigt la responsabilité des autorités compétentes.
« Les commissaires fluviaux, souvent recrutés parmi les militants des partis politiques, manquent de professionnalisme. À cela s’ajoute l’absence criante de gilets de sauvetage pour les passagers. Ces négligences coûtent la vie à des innocents », a-t-il déclaré.
Lamuka exige des explications claires de la part du vice-Premier ministre en charge des Transports et Voies de communication. Pour l’opposition, il est urgent de mettre fin à l’impunité et à la corruption dans la gestion des voies fluviales, afin d’éviter de nouvelles tragédies.
En RDC, les naufrages sont fréquents, souvent causés par la surcharge des embarcations, le manque d’équipements de sécurité et l’état dégradé des pirogues motorisées. Chaque accident soulève la même indignation, sans qu’un plan national de sécurisation du transport fluvial ne soit véritablement appliqué.
Pour les habitants de Basankusu, ce drame vient rappeler la fragilité de leurs conditions de vie et l’abandon ressenti par les populations tributaires du fleuve et de ses affluents pour leurs déplacements et leur survie.
Germain Coucou Diantama

