L’affaire opposant l’ancien président de la République, Joseph Kabila Kabange, à l’État congolais s’est poursuivie ce vendredi devant la Haute cour militaire, après la réouverture récente des débats.
L’audience, initialement prévue pour l’audition des témoins cités par la partie civile, a pris une tournure inattendue. Les avocats de la République ont annoncé qu’ils renonçaient à faire comparaître ces témoins, invoquant des préoccupations liées à leur sécurité.
« Il nous revenait de faire comparaître les témoins, mais des questions de sécurité se posaient. Comme les témoignages sont nombreux, nous pouvons à ce stade présenter nous-mêmes les éléments de preuve pour que ce qui est suffisamment établi contre le prévenu rencontre votre intime conviction, au-delà de tout doute raisonnable », a expliqué Maître Richard Bondo, avocat de la République.
De son côté, la partie civile a annoncé son intention de revoir à la hausse ses demandes en dommages-intérêts, passant de 24 à 30 milliards de dollars américains.
Joseph Kabila est poursuivi pour des charges lourdes, notamment participation à un mouvement insurrectionnel, trahison, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Le ministère public a déjà requis la peine de mort.
L’audience a été suspendue et devrait reprendre dans les prochains jours.
La rédaction

