La capitale de la République démocratique du Congo s’est réveillée sous haute tension ce matin. Alors que les autorités ont annoncé le déploiement de 3 000 agents pour lutter contre les embouteillages et renforcer les contrôles routiers, les chauffeurs de bus et de taxis ont déclenché une grève générale, perturbant fortement la mobilité urbaine.
Dès 6 heures, de nombreux arrêts et carrefours habituellement très fréquentés sont restés déserts, privant des milliers d’usagers — notamment des élèves, étudiants et travailleurs — de leurs moyens de transport habituels. Seuls quelques taxis ont assuré des courses dans un premier temps, avant d’annoncer l’arrêt total de leurs activités à partir de 8 heures.
Cette grève fait suite à l’annonce du renforcement des contrôles des documents de conduite et de bord sur les principaux axes de la ville. Les chauffeurs de bus et de taxis dénoncent des « montants exorbitants » qui leur seraient exigés, estimant que ces pratiques rendent l’exercice de leur métier difficile, voire impossible.
Senga Butela

