RASKIN : 14 mois sans salaire, les agents dénoncent la gestion de Daniel Bumba

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La colère gronde à la Régie d’Assainissement de Kinshasa (RASKIN). Les agents de cette entreprise publique, chargée de la salubrité de la capitale, ont déclenché un mouvement de protestation ce mardi matin. Ils réclament le paiement de leurs arriérés de salaire et dénoncent la gestion de l’Hôtel de Ville.

Selon les manifestants, l’entreprise cumule à ce jour 14 mois d’impayés. Une situation jugée « inhumaine et intenable » par ces pères et mères de famille qui assurent au quotidien la propreté de Kinshasa.

Pour faire entendre leurs revendications, les protestataires ont momentanément bloqué la circulation en érigant des barricades de pneus et de cartons enflammés. Munis de rameaux et de pancartes de fortune arborant le slogan « 14 mois RASKIN – SALAIRE », ils ont exprimé leur ras-le-bol.

« Nous nettoyons la ville, mais nos propres maisons sont dans la misère. Depuis 14 mois, nous travaillons gratuitement. Nos enfants sont chassés de l’école, nous ne savons plus comment les nourrir », s’est indignée une agente, la voix chargée d’émotion.

Au-delà des revendications salariales, les agents de la RASKIN pointent du doigt la responsabilité de leur autorité de tutelle. Ils accusent ouvertement le Gouverneur de mégestion et de désintérêt face à leur détresse sociale.

Les grévistes affirment avoir adressé plusieurs mémorandums et demandes d’audience à l’Hôtel de Ville, restés sans réponse concrète. Ils s’interrogent également sur la destination des recettes générées par la régie, pourtant censée être un pilier du programme urbain « Kinshasa Ezo Bonga ».

« Comment comprendre qu’une régie opérationnelle tous les jours puisse laisser ses agents 14 mois sans salaire ? C’est la preuve d’une mauvaise gestion. Le Gouverneur nous a abandonnés », a déploré un autre manifestant.

Face au mutisme de l’exécutif provincial, les agents de la RASKIN sollicitent désormais l’intervention personnelle du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que celle du Gouvernement central.

Les syndicats et les agents préviennent : le mouvement de grève et les actions de protestation se poursuivront jusqu’au paiement intégral de leurs arriérés.

Senga butela

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