Le Burundi accepte d’accueillir des migrants expulsés des États-Unis

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Le gouvernement du Burundi a officiellement annoncé son accord pour accueillir sur son sol des migrants expulsés par les États-Unis. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la politique migratoire de l’administration américaine de Donald Trump, qui recourt aux expulsions vers des pays tiers pour éloigner les demandeurs d’asile et les clandestins de son territoire.

En acceptant ce compromis, matérialisé par un récent échange de notes diplomatiques, les autorités burundaises ouvrent la voie à l’arrivée de ressortissants étrangers n’ayant pourtant aucun lien antérieur avec ce pays d’Afrique de l’Est.

La porte-parole du président Évariste Ndayishimiye, Nancy-Ninette Mutoni, a toutefois précisé que des conditions strictes encadrent cet arrangement. Le Burundi n’acceptera que les personnes qui ne font l’objet d’aucune poursuite pénale et qui ne possèdent aucun lien avec le terrorisme. Les autorités justifient cette démarche par la tradition d’hospitalité du pays et par la volonté de venir en aide à des populations en situation de détresse, tout en renforçant les relations bilatérales et la coopération diplomatique avec Washington.

Sur le plan logistique, le gouvernement burundais affirme que des préparatifs minutieux sont déjà en cours pour organiser l’hébergement, la subsistance et l’intégration de ces nouveaux arrivants au sein des communautés locales. La présidence a indiqué que l’accueil de ces personnes nécessite une planification rigoureuse afin d’assurer une cohabitation harmonieuse avec la population.

De plus, les migrants qui formuleront le souhait de s’installer durablement et de contribuer au développement national pourront voir leur situation examinée en vue d’acquérir éventuellement la nationalité burundaise.

En rejoignant ce dispositif, le Burundi s’ajoute à une liste d’une dizaine de pays d’Afrique subsaharienne, tels que le Rwanda, la République démocratique du Congo et la République centrafricaine, ayant accepté de coopérer avec Washington.

Bien que les détails financiers et le calendrier exact des premiers vols demeurent flous, ces accords bilatéraux continuent de susciter de vives critiques de la part des organisations de défense des droits humains et des experts des Nations unies. Ces derniers dénoncent l’opacité de ces transferts et s’inquiètent du contournement des protections juridiques des migrants.

Senga butela

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