Selon un rapport de l’organisation CFDD-RDC, relayé par l’Agence congolaise de presse (ACP), de graves exactions auraient été commises dans la cité minière de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu. Le document attribue ces actes aux Forces de défense rwandaises (RDF) et à leurs alliés du mouvement M23-AFC. Ces violences auraient notamment touché les zones d’exploitation minière.
Le rapport fait état de l’assassinat d’une trentaine de creuseurs miniers sur différents sites d’exploitation. Il mentionne également près de 150 personnes portées disparues. Selon le document, de nombreuses familles restent sans nouvelles de leurs proches, tandis que la crainte de représailles dissuaderait certains témoins de s’exprimer.
La population civile, particulièrement vulnérable, serait également confrontée à de graves violations des droits humains. Le rapport recense plus d’une centaine de femmes et de jeunes filles qui auraient été victimes de violences sexuelles. Il fait également état de centaines de personnes, notamment des mineurs, qui seraient soumises au travail forcé, sans rémunération décente.
Face à cette situation, le CFDD-RDC appelle à une action internationale urgente dans l’est de la République démocratique du Congo. Le rapport établit par ailleurs un lien entre les violences dénoncées et l’exploitation des ressources minières de la région.
Les autorités sont appelées à mener des enquêtes sérieuses et indépendantes afin d’établir les responsabilités et, le cas échéant, de traduire les auteurs présumés de ces crimes en justice.
Senga Butela

