L’Equipe d’Appui pour la Défense des Droits de l’Homme en Afrique (EADDA), condamne fermement le détournement des perdiems des participants dans les travaux des pourparlers de Nairobi entre le gouvernement congolais et les groupes armés. L’organisation exige une enquête judiciaire crédible et des sanctions sévères contre les auteurs de ces faits qui discréditent la République.
«Nous avons été choqué en écoutant l’inquiétude du facilitateur du processus de paix de Nairobi, l’ancien président Kenya Uhuru Kenyatta. Comment un congolais soucieux de la paix de son pays, peut avoir vraiment le courage de détourner l’argent alloué pour l’organisation de ces travaux. Nous donnons quelle image de notre pays à l’extérieur», a déclaré à Drcactu.cd Roger Mbiso, Coordonnateur de cette organisation.
Et d’ajouter : «Voilà pourquoi, nous exigeons une enquête sérieuse et des sanctions sévères contre ces criminels en cravate rouge. Et avec ça, nous comptons avoir la paix ? Si nous ne pouvons pas nous organiser qui le fera à notre place? Voilà l’image que nous vendons à Nairobi».
Initialement prévu pour le lundi 5 Décembre 2022, la clôture du troisième round du processus de paix de Nairobi a été reporté à ce mardi 6 décembre. Les représentants des groupes armés ont évoqué le détournement des perdiem qualifié d’insuffisant.
MYANGO OMARI Simon

