Circuler dans la ville de Kinshasa est véritablement un casse-tête ces derniers jours, la veille pratiquement des festivités de fin de l’année. En effet, beaucoup parmi les chauffeurs des transports en commun s’évertuent à pratiquer le phénomène « demi terrain ». Celui-ci consiste à tronquer les itinéraires au point que les clients sont obligés de payer plus que prévu pour arriver à destination.
« Depuis le début de ce mois de décembre, je n’arrive à mon poste de travail qu’en retard, même si je fournis beaucoup d’efforts de quitter la maison tôt », a déclaré Pauline Ndanyo, résidente au quartier GB dans la commune de Ngaliema.
Pour ce taximan opérant sur la ligne Kintambo-Boulevard du 30 juin, Poro jacques, comme on le surnomme, les embouteillages dans la ville sont à la base de ce phénomène. Ceux-ci font en sorte que que les véhicules consomment beaucoup plus de carburant que d’habitude.
Charlotte Kiama, une vendeuse des babouches sur la place Magasin, dans la commune de Kintambo, que nous avons approché se dit d’ailleurs très agacée. Pour elle, tomber dans un embouteillage comme c’est le cas pendant cette période est à la base non seulement de la perte de temps, mais également de l’énergie.
« Nous nous battons pour trouver des vêtements et autres articles pour nos enfants en ville, car nous sommes bien obligés de satisfaire nos enfants avec le peu que nous gagnons. Cependant, les moyens de déplacement deviennent un casse-tête », a-t-elle dit.
Pendant les fêtes de fin d’année les embouteillages dans la ville de Kinshasa sont fréquents. C’est la conséquence directe du déplacement massif de la population vers le grand marché principalement. Nombreux sont ceux fréquentent cette partie de la capitale pour s’approvisionner en vêtements, en vivres et autres.
Senga Butela

