Nomination des commissaires généraux à Kinshasa et Lubumbashi jacquemain Shabani stoppe les velléités de Bumbanet Kyabula

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Dans un télégramme datant du 28 juin, le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a interdit aux gouverneurs Jacques Kyabula et Daniel Bumba, respectivement gouverneur de la province du Haut-Katanga et celui de Kinshasa, de présenter leurs programmes respectifs devant les assemblées provinciales pour investiture. Daniel Bumba et Jacques Kyabula sont convoqués à Kinshasa ce lundi 01 juillet par le VPM Jacquemain Shabani. Les raisons de cette décision étant encore inconnues de l’opinion publique nationale, certains analyses planchent sérieusement sur une piste .

De l’avis de plusieurs observateurs, cette interdiction et convocation à Kinshasa font suite à l’arrêté de chacun des deux gouverneurs dans la nomination de leurs gouvernements provinciaux. En effet, Jacques Kyabula et Daniel Bumba ont nommé chacun le gouvernement provincial élargi aux commissaires généraux de 20 personnes. Ces actes violent les consignes de l’autorité établie et un nombre pléthorique qui énerve la Constitution de la République Démocratique du Congo et la Loi n°08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces.

De l’avis d’un analyste politique, si les arrêtés des deux gouverneurs sont l’objet de cette interdiction et convocation à Kinshasa, le VPM Jacquemain Shabani n’est ému que par le souci de faire respecter des lois en la matière. Il siffle ainsi la fin de la récréation où la boulimie politicienne prenait le dessus sur la loi.

L’observance de l’esprit État de droit de l’UDPS

Ancien Secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), président de la commission électorale permanente de l’UDPS, c’est un homme de droit pétri de l’idéologie social-démocrate prônée par le parti d’Étienne Tshisekedi, bien décidé à remettre les pendules à l’heure, pense un député provincial de l’UDPS.
Pour cet élu de Kinshasa, sous couvert de l’anonymat, la Constitution de la République Démocratique du Congo et la Loi n°08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces ont été tout simplement violées par les deux gouverneurs.

Comme la Constitution, en son article 198, la Loi n°08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces limite à 10 (dix) le nombre des ministres, membres du gouvernement provincial. Nulle part, il y est fait mention des commissaires généraux comme membres du gouvernement provincial.

L’article 23 de la Loi n°08/012 du 31 juillet 2008, en son alinéa 5 étant clair comme l’eau de roche :

¹ Le Gouvernement provincial est composé d’un Gouverneur, d’un Vice-gouverneur et des ministres provinciaux…

³ Les ministres provinciaux sont désignés par le Gouverneur au sein ou en dehors de l’Assemblée provinciale.

⁴ La composition du Gouvernement provincial tient compte de la représentativité provinciale et de la femme.

⁵ Le nombre de ministres provinciaux ne peut dépasser dix.

« Nous ne pouvons pas vouloir le changement et continuer à entretenir les vieux démons qui ont guidé les actions politiques du régime passé », a laissé entendre un analyste politique.

« Ces pratiques du PPRD de Joseph Kabila de violer les lois de la République et chercher à tout moment à les justifier doivent prendre fin. »

L’observance de l’esprit le « peuple d’abord »

Au regard des défis qui attendent les gouverneurs de nos provinces et les attentes de la population, un exécutif provincial pléthorique constitue un frein à l’efficacité de l’action de l’exécutif provincial, devenant dans ce cas une remorque lourde difficile à manœuvrer et budgetivore des maigres ressources allouées à nos provinces.

 » Nous connaissons combien les gouverneurs de provinces de notre pays souffrent pour libérer les frais de fonctionnement à chaque département de l’exécutif provincial. Nous savons combien ils ont du mal à payer les salaires de leurs cabinets… Un nombre pléthorique ne peut que fragiliser l’action de l’exécutif provincial », a déclaré une ancienne employée du cabinet ministre provincial de la justice.

La ville de Kinshasa a plus besoin des ressources financières pour la salubrité et mettre fin au phénomène Kuluna que d’avoir un gouvernement provincial de 20 membres que d’entretenir un exécutif titanesque.

 » L’organisation et la réorganisation des travaux de salubrité dans la ville avec des engins appropriés et une planification adéquate créeraient plus d’emplois pour les jeunes que nourrir 10 commissaires généraux pour satisfaire l’égoïsme de quelques députés provinciaux et personnalités politiques parrain. « , a déclaré un kinois que nous avons interrogé sur sa réaction après la publication du gouvernement provincial Daniel Bumba.

 » La ville est sale et l’insécurité bat son plein dans certains quartiers de la capitale Kinshasa. Le désœuvrement a jeté beaucoup de jeunes dans la rue et en tant que gouverneur issu de l’UDPS, le gouverneur devrait penser au peuple d’abord et non à l’égoïsme de certains élus et personnalités politiques. »

Des Considérations politiques

Les gouverneurs des provinces doivent savoir que toutes les autorités politiques doivent ranger leurs actions derrières les 6 engagements contenus dans le projet de société du Chef de l’État, présenté à la population congolaise lors des élections de décembre 2023 et qu’agir contrairement dénoterait du pur sabotage, ce qui rappellerait les tristes origines, par exemple, du gouverneur du Haut-Katanga, disait le député provincial des lieux.
Le député provincial de Kinshasa, ayant requis l’anonymat, a souligné le fait qu’en ce qui concerne les lois de la République, les gouverneurs des provinces n’ont aucun intérêt à créer des crises politiques graves et persistantes avec le VPM de l’I.S.D.A-C car la Constitution prévoit au dernier alinéa de l’article 198 qu’un tel gouverneur de province peut être relever de ses fonctions par Ordonnance du Président de la République.

Alain St. Bwembia

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