Le gouvernement s’est engagé à revaloriser le salaire minimum interprofessionnel des Congolais, au cours d’une réunion tenue mardi entre la Première ministre, les ministres concernés, la Fédération des entreprises du Congo et le Conseil national du Travail, selon un communiqué de la Primature consulté par drcactu.cd.
« Le Gouvernement Suminwa, qui place les questions d’emploi et de pouvoir d’achat en tête de ses priorités, s’engage à revaloriser le SMIG, actuellement fixé à 7.075 francs congolais, qui devrait passer à 14.500 FC, soit le double, alors qu’il n’a pas été ajusté depuis six ans », a indiqué la source .
« Nous avons convenu que le taux de 14.500 francs congolais est accepté par toutes les parties. Néanmoins, nous allons discuter des autres questions au Conseil national du Travail (CNT) qui sera convoqué la semaine prochaine. La Première ministre a une grande sagesse, et c’est comme ça qu’elle nous a amené facilement dans une solution », a souligné Ephraim Akwakwa, ministre de l’Emploi et Travail.
Le vice-Premier ministre de l’Economie nationale, Daniel Mukoko Samba, a souligné la nécessité de respecter la procédure. « Le respect de la procédure garantit la qualité de la mesure et du texte qui la porte. Ce qu’il faut éviter, c’est que demain, la mesure soit attaquée en justice », a-t-il indiqué.
Ce besoin de rigueur et de transparence a été unanimement reconnu par les différents acteurs présents. Le président de l’intersyndicale nationale du Congo, Guy Kuku, a salué la démarche de la Première ministre, tout en exhortant les travailleurs à l’apaisement.
« Nous nous sommes entendus. Les 14.500 FC sont des acquis que personne ne remet en cause. Nous sommes tombés d’accord, et nous demandons à nos camarades de s’apaiser, parce que nous avons gardé ce compromis-là, qu’il faut maintenant formaliser par la procédure légale », a-t-il dit.
Le président de la fédération des entreprises du Congo (FEC), Robert Mulumba, a également exprimé son soutien à la démarche initiée par la Cheffe du Gouvernement. « Il y a un taux qui a été fixé, mais il n’était pas fixé selon les règles. Néanmoins, il y a un consensus sur les montants. Le CNT sera convoqué pour régulariser la procédure », a-t-il affirmé.
« C’est avec un sentiment d’espoir renouvelé que les travailleurs congolais attendent désormais les décisions à venir. Grâce à la détermination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, un chemin solide est tracé pour garantir leurs droits et améliorer leurs conditions de vie. Cette réunion a été plus qu’une simple discussion : elle a été le début d’un engagement collectif pour le respect de la loi et le bien-être de chaque travailleur », a renchéri Robert Mulumba.
Le ministre de l’Emploi et Travail, Ephraim Akwakwa, avait signé en décembre 2024 un arrêté portant ajustement du SMIG, mais celui-ci avait été jugé non conforme aux procédures établies. Début janvier 2025, la Première ministre avait demandé au ministre de rapporter cet arrêté et de suivre la voie légale, impliquant notamment le Conseil national du Travail (CNT) pour son avis consultatif légal.
Senga butela

