Les terroristes du Mouvement du 23 Mars, soutenus par l’armée rwandaise, ont attaqué la localité de Lunyasenge, une entité située au bord du lac Édouard, en territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu.
Ceci en violation intentionnelle et flagrante du cessez-le-feu en viguyeur dans le cadre des négociations à Doha au Qatar et Washington aux États-Unis.
Via un communiqué, le secteur opérationnel Sokola1, et Front Nord fustige le non respect des mesures de cessez-le-feu par les M23. Dans ce document, le lieutenant colonel Mak Hazukay porte-parole de ces opérations militaires, précise que cette offensive constitue une rupture grave des accords de paix et menace la stabilité régionale.
Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont averti qu’elles se réservent le droit de riposter sur tous les fronts, si la menace du M23/RDF persiste tout en soulignant une possible intensification des combats.
Cette attaque s’inscrit dans un contexte de reprise des hostilités entre le M23, soutenu par les RDF, et les FARDC, avec plusieurs localités du Nord-Kivu déjà tombées aux mains des rebelles ces derniers mois, notamment Kanyabayonga et d’autres positions stratégiques. Les affrontements ont provoqué d’importants déplacements de populations et aggravent la crise sécuritaire dans la région. Cependant, jusqu’à présent, l’armée n’a rien communiqué sur le bilan exact de ces affrontements.
L’avancée des rebelles du M23 risque d’aggraver la crise sécuritaire dans la région de Beni, s’inquiète la société civile. Les FARDC, déterminées à défendre le territoire national, pourraient intensifier leurs opérations militaires face à cette menace persistante.
MYANGO OMARI Simon Du Ciel

