Une journaliste a été agressée dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 juin 2026 à Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu. Il s’agit de Guylaine Kahumula Ramy, journaliste indépendante. Selon la victime, elle a été attaquée alors qu’elle revenait d’un reportage.
À en croire ses déclarations, les assaillants lui ont ravi une somme d’argent ainsi que ses cartes de service, à quelques mètres seulement de son domicile.
« J’ai été attaquée à quelques mètres de chez moi. Ils m’ont dépouillée de mon argent et de mes cartes de service avant de me projeter contre un mur », a témoigné Guylaine Kahumula.
Cette agression porte à plusieurs le nombre de journalistes attaqués par des hommes armés dans cette ville au cours des six derniers mois.
La journaliste a également été blessée à la tête à l’arme blanche. Selon des témoins, ses agresseurs l’avaient clairement identifiée comme journaliste. Elle est actuellement soignée dans une structure sanitaire de Beni.
Plusieurs organisations de défense des droits des journalistes dénoncent cette agression contre Guylaine Kahumula et appellent à une intervention des autorités provinciales.
« C’est inadmissible que ce genre de choses arrive dans un État de droit. Je demande à l’autorité provinciale de veiller à notre sécurité. Un journaliste mort, c’est plus de 100 000 personnes qui sont sous-informées. Sans journaliste, il n’y a pas d’information. Sans information, il n’y a pas d’autorité », a déclaré Mbusa Bin Tuta, responsable de Journalistes Actifs.
Cette agression survient dans un contexte marqué par la recrudescence de la criminalité urbaine à Beni.
MYANGO OMARI Simon Du Ciel

