La délégation de l’Inspection générale des finances (IGF) de la République démocratique du Congo, conduite par son Inspecteur général des finances-Chef de Service, Christophe Bitasimwa Bahii, a poursuivi son périple européen en Suisse. Au centre des échanges figuraient l’expérience helvétique en matière de gouvernance fiscale, de digitalisation et de gestion des données financières.
Première étape de cette visite officielle : l’Ambassade de la République démocratique du Congo à Berne. Civilité oblige, Christophe Bitasimwa Bahii et sa suite ont été accueillis par Yodi Kasongo Jean-Pierre et Nseka Koko Thérèse, tous deux ministres conseillers, représentant l’Ambassadeur Mutombo Bakafwa Nsenda, empêché.
La délégation de l’IGF s’est ensuite rendue au bâtiment principal de l’Administration fédérale des contributions (AFC), qui relève du Département fédéral des finances (DFF), pour une séance de travail consacrée au partage d’expériences sur le système fiscal suisse. Face aux délégués congolais, David Staubli, responsable de la Division Économie, Statistique et Documentation fiscale, a présenté les grands axes du fonctionnement de l’administration fiscale de son pays.
Au cours de cet échange, l’IGF de la RDC a été mise en avant comme un acteur clé de la gouvernance financière congolaise, notamment en raison de son rôle de contrôle auprès des principales régies financières, à savoir la DGI, la DGDA et la DGRAD.
Pour Christophe Bitasimwa Bahii, le modèle fédéral helvétique présente un intérêt stratégique majeur. Il offre un cadre d’observation idéal permettant à l’IGF de mieux comprendre les mécanismes de coordination entre les différents niveaux de gestion et l’organisation d’un système fiscal fortement structuré. Le Chef de Service de l’IGF a souligné la pertinence de cette démarche pour l’institution congolaise, compte tenu des similitudes entre les deux pays, particulièrement en ce qui concerne la décentralisation de la gestion publique.
Au-delà des différences institutionnelles, cette rencontre a mis en évidence un point de convergence fondamental : la nécessité de disposer de systèmes d’information fiables, interconnectés et capables de fournir aux décideurs une lecture précise de la situation financière.De Berne à Kinshasa, l’enjeu demeure identique : faire de la donnée un véritable levier de gouvernance, de contrôle et de transparence.
Pour l’IGF, l’expérience suisse constitue ainsi une précieuse source d’enseignements dans la poursuite de sa mutation vers un contrôle plus moderne, mieux documenté et résolument orienté vers la prévention des risques.
Senga butela

