La MONUSCO a remis aux autorités de Mahagi plusieurs infrastructures et équipements destinés à améliorer les conditions de détention à la prison centrale du territoire. L’établissement, qui compte actuellement 123 détenus, dont six femmes et sept mineurs, faisait face à plusieurs difficultés, notamment l’insuffisance des latrines, l’accès limité à l’eau, la dégradation des cellules et l’absence d’un espace médical adapté.
L’appui de la MONUSCO a notamment permis de réhabiliter six cellules, d’aménager 14 latrines, de construire deux fosses septiques et deux puits perdus, ainsi qu’une infirmerie. Le système d’approvisionnement en eau a également été renforcé.
La prison a par ailleurs reçu un groupe électrogène, des panneaux solaires et des équipements destinés à l’éclairage des cellules et du dispensaire.
Six lits, 80 matelas et 80 couvertures ont également été fournis. Pour Raymond Mpoko Wamina, directeur de la prison centrale de Mahagi, ces réalisations devraient contribuer à améliorer l’hygiène, la prise en charge médicale et, plus largement, les conditions de vie des détenus.
De son côté, Claude Ntumba Kalala, administrateur adjoint du territoire de Mahagi, a salué cet appui, tout en appelant les responsables de la prison à veiller à la préservation des infrastructures et des équipements.
Au-delà du cadre de détention, les autorités judiciaires estiment que cette réhabilitation contribue au bon fonctionnement de la chaîne pénale. Selon le procureur Alain Diazenza, disposer d’une prison fonctionnelle permet notamment de garantir la continuité des procédures judiciaires et de renforcer l’efficacité de la justice.
Cette intervention de la MONUSCO s’inscrit dans le cadre de son appui aux institutions judiciaires et pénitentiaires congolaises. Elle vise également à rapprocher les conditions de détention des Règles Nelson Mandela, qui établissent des standards internationaux en matière de traitement des personnes privées de liberté.
MYANGO OMARI Simon Du Ciel

