Les réactions ne cessent de tomber après l’annonce d’une éventuelle autorisation accordée à l’armée ougandaise t’intervenir sur le sol congolais dans la traque des rebelles ADF, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, précisément dans la province de l’Ituri.
Dans une déclaration politique, Adolphe Muzito, président du parti politique Nouvel Élan pour sa part voit en cet acte, un déficit de souveraineté.
« Nouvel Elan considère que l’autorisation accordée par le Gouvernement aux troupes ougandaises d’entrer dans le territoire national, soi-disant pour traquer les rebelles de l’Ouganda, traduit le déficit de souveraineté de notre pays, en ce qui concerne sa capacité de défense et sécurité du territoire », a déclaré Adolphe Muzito.
Pour lui, cette souveraineté ne pourrait être restaurée que par des institutions légitimes.
Ainsi donc pour Nouvel Elan, la lutte du peuple pour sa souveraineté ne prendra fin que quand celui-ci aura à la tête du pays, des dirigeants choisis par lui, d’une manière transparente, libre et démocratique, dans la paix et la cohésion nationale.
Le prix Nobel de la paix Denis Mukwege s’est aussi opposé à cette initiative tout en rappelant le passé des armées rwandaise et ougandaise en RDC. Il avait en outre dénoncé une stratégie des « pyromanes/pompiers ».
Vendredi, le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi a répondu favorablement à la demande de son homologue de permettre à ses troupes de traquer les rebelles ADF sur le territoire congolais.
Germain Coucou Diantama

