Le front commun pour le Congo a tenu comme prévu ce jeudi 23 juillet 2020 sa marche, voulue pacifique dans la ville de Kinshasa. Selon les organisateurs, l’objectif était de démontrer l’attachement de la plateforme aux institutions de la République, réclamer le respect de la constitution et surtout réitérer leur soutien au premier ministre sylvestre Ilunga Ilunkamba.
Des fanfares, tambours, drapeaux des partis membres et calicots ont accompagné les manifestants dans l’activité de cette plateforme politique qui regroupe le plus grand nombre des partis politiques, mouvements sociaux et personnalités en République Démocratique du Congo.
Si dans la capitale la plateforme a montré ses biceps, des observateurs avertis on noté par ailleurs une faible mobilisation dans les différentes provinces du pays, notamment dans le Nord ubangi, le Sud Kivu et le Nord- Kivu, le Maniema, le Haut Katanga et d’autres provinces, alors que cette marche avait un caractère national.
Face à cette faible mobilisation, une frange de l’opinion pense que cette attitude visiblement aux allures de boycotte serait dû aux souffrances qu’endure la population congolaise.
D’autres par contre, estiment que cette situation se justifie dans la mesure où les organisateurs aurait mis plus l’accent sur Kinshasa, celle-ci étant le siège des institutions du pays.
Par ailleurs, d’aucuns soutiennent la thèse selon laquelle, le FCC payerait sa gestion calamiteuse du pays pendant plusieurs années, sans tenir compte du social des congolais.
Certains militants qui ont requis l’anonymat évoquent plutôt une faible capacité des leaders du FCC des provinces à mobiliser la population.
« Nous n’avons rien reçu, ils nous avaient promis une petite Somme d’argent mais jusqu’à la veille rien n’étaient fait, alors nous avons préféré rester à la maison et observer de loin », ont t-il indiqué.
Signalons qu’a kinshasa où la marche s’est déroulée , on a enregistré aucun incident majeur, sauf une altercation entre les partisans du Fcc et ceux de l’udps à Limete. D’ailleurs, les fauteurs des troubles ont été dispersés par des coups des gaz lacrymogènes par les éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC).
Marina Ekanya

