Gouvernement Suminwa : des femmes nommées aux postes stratégiques

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Aux affaires étrangères, à l’environnement, aux affaires foncières et autres, Félix Tshisekedi a confié des portefeuilles importants à des femmes. L’une d’elle Eve Bazaiba, bras droit de Jean-Pierre Bemba garde sa fonction à la tête de ce ministère.

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a toujours voulu l’épanouissement de la femme sur tous les plans. Après deux mois de discussions et de négociations, force est de constater que son gouvernement, finalement annoncé le 12 avril, est aussi composé des hommes et femmes commettantes.

Les femmes bien sûr n’y sont pas majoritaires, mais dix-sept d’entre elles font tout de même leur entrée sur un effectif total de 54 ministres (ministre d’État inclus), alors qu’elles n’étaient que quinze sur 57 dans la précédente équipe dirigée par Sama lukonde. Elles occupent donc plus de 30% de postes. Ainsi Félix Tshisekedi a donc atteint son objectif de 30 % de représentativité féminine au gouvernement. Surtout, plusieurs d’entre elles se voient confier des postes stratégiques.

Portraits de quelques unes

  • Ève Bazaiba, Ministre d’État Secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo (MLC), le parti de Jean-Pierre Bemba, Ève Bazaiba, 56 ans, est une figure de la scène politique congolaise. Elle est parmi le ministre d’État et se voit confier l’Environnement. Bazaiba a fait ses premières armes en politique dans les années 1990, aux côtés d’Étienne Tshisekedi, alors à la tête de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Elle a ensuite rejoint le MLC en 2006. Opposante farouche à Joseph Kabila, elle est depuis 2014 le bras droit de Bemba. Elle est l’un des rares cadres du parti à ne pas s’être détourné de lui lorsqu’il était détenu par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.

Le portefeuille qui lui est confié est vaste, eu égard au potentiel du pays et à sa situation géographique, au cœur du bassin du Congo. Eve Bazaiba va devoir travailler à doter la RDC d’une vraie politique environnementale. Au lendemain de sa nomination, l’ONG Greenpeace Afrique la pressait déjà de faire respecter le moratoire sur les nouvelles concessions forestières industrielles, « violé sans scrupules et à plusieurs reprises par son prédécesseur, en complicité avec des entreprises chinoises et congolaises ».

  • Acacia Bandubola Moins connue que la précédente Acacia Bandubola hérite néanmoins d’un maroquin stratégique, celui des affaires foncières. Elle fut ministre de l’économie dans le gouvernement FCC-CACH. en 2023, le président Félix Tshisekedi l’avait nommé comme Directeur de campagne adjointe. Elle est un pilier de de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) parti présidentiel.

MYANGO OMARI Simon

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