Nord-Kivu : la société civile décrète une grève pour dénoncer l’insécurité à Lubero

Articles les plus lus

La coordination territoriale de la société civile Forces vives de Lubero, à l’est de la République démocratique du Congo, s’indigne de la dégradation de la sécurité dans cette partie de la province du Nord-Kivu. Elle revient sur plusieurs cas de tortures, tueries et assassinats enregistrés entre le 20 décembre 2025 et le 6 janvier 2026, période durant laquelle au moins cinq incidents ont été signalés.

Selon cette structure citoyenne, la plupart de ces exactions auraient été commises par certains éléments des FARDC et du groupe Wazalendo incontrôlés. Ces derniers sont également accusés de multiples violations des droits de l’homme, notamment des tracasseries, intimidations, extorsions, vols de bétail et violences sexuelles. Le silence des autorités face à ces incidents suscite une vive inquiétude.

Dans une déclaration rendue publique mardi 6 janvier, les Forces vives de la commune de Lubero ont exprimé leur préoccupation face à l’attitude des autorités communales et territoriales, qu’elles jugent passive malgré les alertes répétées sur la situation. Cette structure citoyenne a qualifié ce silence d’abandon de responsabilités.

Face à cette situation sécuritaire alarmante, la société civile Forces vives de Lubero a décrété, dès le mercredi 7 janvier 2026, une grève sèche sur l’ensemble de la commune.

« Les Forces vives de la commune de Lubero appellent dès maintenant toute la population à suspendre toutes les activités socio-économiques et scolaires jusqu’à la satisfaction de nos revendications », a déclaré la structure.

MYANGO OMARI, Simon Du Ciel

- Advertisement -spot_img

Dernières Actualités

Beni: âgé de 18 ans Jojo Kandolo se donne la mort par pendaison

Un jeune garçon, d'une dizaine d'années a été retrouvé mort la nuit du dimanche au lundi 19 janvier 2026,...

Les articles similaires

DrcActu