La coordination provinciale de la société civile forces vives du Nord-Kivu, ainsi que ses coordinations urbaines de Beni, Butembo et Goma, et celles des territoires de Beni, Nyiragongo, Lubero, Rutshuru et Masisi, jugent préoccupante la situation sécuritaire et humanitaire sur toute l’étendue de la province, particulièrement dans le territoire de Beni.
Les membres de cette structure se sont exprimés dans une déclaration sanctionnant leur rencontre tenue ce mardi 3 février 2026 en ville de Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu. Les participants ont passé en revue la situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut actuellement dans la province.
En territoires de Beni et de Lubero, la société civile forces vives du Nord-Kivu déplore les attaques récurrentes attribuées aux terroristes des Allied Democratic Forces (ADF). Selon cette structure citoyenne, du début de l’année 2026 à ce jour, plus de 52 personnes ont été assassinées en territoire de Lubero et 10 autres en territoire de Beni. À cela s’ajoutent l’incendie de 67 boutiques, 23 motos, un poste de santé et 10 maisons d’habitation, entre autres dégâts matériels.

Face à cette situation, la société civile forces vives du Nord-Kivu recommande au Conseil de sécurité des Nations unies ainsi qu’à toute la communauté internationale de veiller à la mise en application effective des résolutions 2773 et 2808. Aux États-Unis d’Amérique, elle recommande d’imposer le respect de l’accord de Washington.
Par ailleurs, cette structure citoyenne appelle le Gouvernement de la République démocratique du Congo à s’affirmer en tant qu’État souverain, en renforçant les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité afin d’assurer la protection de l’intégrité territoriale et des populations civiles.
MYANGO OMARI Simon Du Ciel

