À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque 3 mai, les journalistes de la ville de Butembo ont choisi de poser un acte concret en faveur de l’environnement et du développement local, en participant à une opération de salongo sur l’avenue Bukavu. Interrogé sur le sens de cette initiative, Claude Sengenya, vice-président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) à Butembo, rappelle que cette journée, instituée par les Nations Unies, vise à interpeller les gouvernements sur leur devoir de garantir la liberté de la presse et d’expression.
Mais au-delà de cette dimension institutionnelle, le thème de cette année, « Façonnons un avenir en paix », appelle également à des actions concrètes sur le terrain. Pour lui, la paix est indissociable du développement. « Qui dit développement dit aussi infrastructures routières, assainissement urbain et environnement sain », explique-t-il.
C’est dans cette logique que les journalistes de Butembo ont décidé de s’impliquer directement dans l’amélioration du cadre de vie de leur ville. À travers cette activité d’assainissement, ces professionnels des médias ont voulu appuyer les efforts déjà entrepris par les autorités locales, notamment en matière de salubrité et d’embellissement urbain.
« Ce que nous faisons ici n’est pas grand-chose, mais c’est un geste symbolique pour montrer que l’entretien de la ville est une responsabilité collective », insiste Claude Sengenya.
Initialement prévue sur une autre artère, l’intervention a finalement été réalisée sur l’avenue Bukavu, où les journalistes ont procédé au rebouchage des nids-de-poule avec de la latérite, afin d’améliorer la circulation. Un acte simple mais porteur de sens, qui traduit l’engagement citoyen de la presse locale. Au-delà de l’action physique, cette initiative met en évidence le rôle du journaliste comme acteur du changement social. En s’impliquant dans la protection de l’environnement et l’assainissement urbain, il devient à la fois sensibilisateur, modèle et mobilisateur de la communauté.
Claude Sengenya souligne d’ailleurs que cette démarche s’inscrit dans une vision plus large : « Une ville propre est une fierté pour tous. Les journalistes, en tant qu’habitants, doivent aussi montrer l’exemple, dans la limite de leurs moyens. »
La journée ne s’arrête pas à cette activité. Dans l’après-midi, une conférence est prévue pour les professionnels des médias de Butembo. Elle portera notamment sur la contribution des journalistes à la construction de la paix ainsi que sur les défis liés à la couverture médiatique en zone de conflit, dans une région marquée par l’insécurité.
MYANGO OMARI Simon Du Ciel

