Guerre en RDC : les USA attendent constater le départ des troupes rwandaises mi-juillet

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Les États-Unis ont indiqué espérer constater le retrait effectif des troupes rwandaises de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), d’ici le milieu du mois de juillet, a appris jeudi l’ACP du Département d’État américain.

« Du côté rwandais, nous commençons à observer un certain respect de l’accord. Les choses avancent, pas assez vite, certes, mais nous espérons que le retrait des troupes rwandaises de la région sera effectif d’ici le milieu du mois prochain. Bien sûr, il reste le problème du M23 à régler », a déclaré le secrétaire d’État américain Marco Rubio lors d’une audition devant la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants.

Cette déclaration constitue l’une des prises de position les plus explicites de Washington sur l’évolution de la guerre dans l’Est de la RDC et sur les attentes de l’administration américaine concernant la mise en œuvre des engagements pris entre la RDC et le Rwanda.

Au cours de son intervention, le chef de la diplomatie américaine a reconnu que l’accord de paix conclu entre les deux pays connaissait encore des difficultés d’application.

« En ce qui concerne la RDC et le Rwanda, ils ont signé un accord de paix. Malheureusement, celui-ci n’est pas bien respecté. Nous avons dû imposer quelques sanctions », a-t-il affirmé.

Tout en relevant certains signes encourageants, Marco Rubio a souligné la nécessité de poursuivre les efforts diplomatiques afin de parvenir à une stabilisation durable de la région des Grands Lacs.

Pour les États-Unis, le retrait des forces rwandaises demeure l’un des principaux indicateurs de progrès dans le processus de paix engagé entre Kinshasa et Kigali.

Les déclarations du secrétaire d’État américain interviennent dans un contexte marqué par une implication croissante de Washington dans le suivi de la crise sécuritaire qui secoue l’Est de la RDC.

Longtemps traitée essentiellement dans les cadres régionaux africains, cette crise figure désormais parmi les dossiers examinés au plus haut niveau par les autorités américaines.

Pour plusieurs observateurs, cette évolution traduit l’impact de l’offensive diplomatique menée depuis plusieurs années par le Président Félix Tshisekedi afin d’obtenir une plus grande mobilisation de la communauté internationale autour de la question sécuritaire dans l’Est congolais.

Les États-Unis ont récemment multiplié les initiatives diplomatiques et les mesures de pression visant les acteurs impliqués dans le conflit, tout en soutenant les efforts de paix en cours.

Le défi du M23 demeure

Malgré les avancées évoquées par Washington, la question du M23 continue de constituer un obstacle majeur au retour définitif de la paix.

« Bien sûr, il reste le problème du M23 à régler », a insisté Marco Rubio.

Le mouvement armé contrôle encore des zones dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, tandis que les autorités congolaises continuent d’exiger son retrait des territoires occupés ainsi que la fin de tout soutien extérieur aux groupes armés opérant sur le territoire national. Pour Washington, comme pour Kinshasa, la consolidation de la paix dans l’Est de la RDC dépendra à la fois du retrait des troupes rwandaises, de l’application effective des accords conclus et du règlement durable de la question du M23.

SB

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