Après l’annonce du cardinal en faveur de l’ouverture d’un dialogue national inclusif, souhaité par le président Félix Tshisekedi, les premiers contacts entre la CENCO, l’ECC et plusieurs acteurs politiques auraient déjà été engagés, selon nos informations.
La principale inconnue demeure toutefois la capacité des prélats à convaincre les acteurs les plus réticents à participer au processus. Leur première mission consisterait notamment à établir un dialogue avec la branche armée de l’AFC/M23, qui ne semblerait pas, à ce stade, particulièrement favorable à cette initiative.
Une autre question se pose : le processus conduit par la CENCO et l’ECC pourra-t-il redonner un nouvel élan aux initiatives de Doha et de Montreux ? Depuis près de deux ans, les différents processus de médiation engagés avec le soutien des États-Unis n’ont pas permis de mettre fin aux affrontements dans l’est de la RDC. Les prélats s’engagent donc dans une mission délicate, au cours de laquelle leur crédibilité, leur impartialité et leur capacité à rapprocher des positions profondément divergentes seront mises à l’épreuve.
Les prochaines semaines s’annoncent décisives pour l’avenir de ce dialogue et, plus largement, pour les perspectives de paix et de stabilité en République démocratique du Congo.
SB

