RDC : « Qu’ils me condamnent à mort » : Constant Mutamba défie la justice et invoque Socrate

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Le ministre de la Justice de la République démocratique du Congo, Constant Mutamba, a marqué les esprits à sa sortie d’audience par une déclaration aussi forte que controversée. Rejetant ce qu’il qualifie de dérive « arbitraire », le garde des Sceaux a affirmé son intention d’assumer jusqu’au bout son combat, quitte à en payer le prix ultime.

À la sortie de la salle d’audience, visiblement déterminé, Constant Mutamba s’est exprimé devant la presse avec fermeté. Interrogé sur les procédures judiciaires en cours le visant, le ministre de la Justice a réaffirmé son refus de se soumettre à ce qu’il considère comme des décisions injustes.

« Qu’ils me condamnent à mort, je boirai la ciguë comme Socrate et je mourrai pour la justice et la vérité », a-t-il déclaré au micro des journalistes, suscitant de nombreuses réactions dans le paysage politique congolais.

En évoquant Socrate, le philosophe grec condamné à mort par le tribunal d’Athènes, Constant Mutamba établit un parallèle entre sa situation et celle du penseur, présenté comme un symbole de fidélité à ses convictions. Par cette référence, le ministre entend dénoncer ce qu’il considère comme des dysfonctionnements au sein du système judiciaire.

Depuis sa nomination, le garde des Sceaux a engagé plusieurs réformes destinées à transformer le fonctionnement de la justice congolaise. Cette nouvelle déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions et met en lumière les rapports complexes entre les différentes institutions de l’État.

Pour de nombreux observateurs de la scène politique congolaise, cette prise de parole marque un tournant. Si certains y voient l’expression d’une détermination sans faille, d’autres estiment qu’elle traduit une stratégie de communication face à des procédures judiciaires en cours.

Le refus de « cautionner l’arbitraire », revendiqué par le ministre, ouvre une nouvelle séquence politique dont les conséquences restent incertaines. La réaction des autorités judiciaires et de la présidence sera particulièrement scrutée dans les prochains jours. Une chose est certaine : par cette déclaration, Constant Mutamba relance le débat sur les relations entre justice, pouvoir et responsabilité politique en République démocratique du Congo.

Senga Butela

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