La Coalition Article 64 (C64) hausse le ton face à l’initiative de dialogue annoncée par le président Félix Tshisekedi. Dans un communiqué rendu public ce vendredi 28 août, cette plateforme de l’opposition rejette le principe des consultations populaires envisagées par le chef de l’État et appelle à une mobilisation nationale le 15 septembre prochain.
Selon la C64, les consultations annoncées par Félix Tshisekedi ne constituent pas une réponse à la nécessité d’organiser un véritable dialogue national, inclusif et consensuel. La coalition estime que cette démarche pourrait, au contraire, détourner le débat des préoccupations essentielles du pays.
La plateforme, qui réunit notamment Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga, fait également part de ses inquiétudes concernant l’avenir de la Constitution. Elle soupçonne le pouvoir de vouloir utiliser ces consultations pour créer les conditions favorables à une éventuelle révision de la Loi fondamentale.
La C64 accuse par ailleurs le président Félix Tshisekedi de chercher à réunir les conditions politiques susceptibles de permettre une prolongation de son pouvoir au-delà des limites prévues par la Constitution. Des accusations que le camp présidentiel pourrait être amené à clarifier ou à contester.
Sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays, la coalition dénonce également ce qu’elle considère comme une instrumentalisation politique de la crise. Elle estime que les difficultés sécuritaires ne devraient pas servir de prétexte à des initiatives susceptibles de modifier l’équilibre institutionnel du pays.
Face à ces inquiétudes, la Coalition Article 64 réaffirme son opposition à toute modification de la Constitution.
Elle annonce surtout le maintien d’une mobilisation nationale prévue le 15 septembre 2026, invitant la population à se joindre à cette action pour défendre, selon elle, l’ordre constitutionnel en vigueur.
Cette annonce ouvre ainsi une nouvelle séquence politique en République démocratique du Congo, alors que les discussions autour du dialogue national, de la Constitution et de l’avenir politique du pays prennent une place croissante dans le débat public.
MYANGO OMARI Simon Du Ciel

