Escalade des violences à Masisi : 16 localités frappées et des milliers de civils en fuite

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La dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire franchit un nouveau seuil critique dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Dans une alerte urgente publiée le 10 septembre 2026, la Coordination territoriale de la Société civile Forces Vives de Masisi tire la sonnette d’alarme face à la résurgence des affrontements entre la coalition M23/AFC et les groupes armés locaux Wazalendo.

Cette reprise des hostilités touche de plein fouet les groupements de Nyamaboko 1, Nyamaboko 2 et Osso/Banyungu, ainsi que les secteurs de Katoyi et d’Ufamanandu, en chefferie des Bahunde. Au total, seize localités subissent directement les conséquences de ces combats. Douze d’entre elles, notamment Kazinga, Humura, Mukohwa, Kishee, Luho, Kikoma, Kibundi, Remeka, Kamuobe, Miano, Katuunda et Bulinda, se trouvent au cœur des violences.

À ces zones directement touchées par les affrontements s’ajoute l’exode des habitants de Ngoyi, Kitobo, Mahya et Kyangitsi, contraints de fuir face à l’intensification des violences. Sous le poids des combats et du pilonnage des zones habitées, des milliers de familles ont abandonné leurs biens pour tenter de trouver refuge dans des zones plus stables, notamment en direction du territoire voisin de Walikale.

Outre les déplacements massifs de populations, la structure citoyenne dénonce des pillages systématiques des biens des civils, ainsi qu’une paralysie quasi totale de la rentrée scolaire 2026-2027.

Accueillies par des communautés hôtes déjà démunies, les familles déplacées survivent dans une précarité extrême, entassées dans des conditions d’hygiène insalubres et privées d’un accès adéquat à la nourriture, à l’eau potable et aux soins de santé de base.

Télesphore Mithondeke, de la Société civile, lance une mise en garde solennelle quant au sort des catégories les plus vulnérables. Les enfants de moins de dix ans, les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées ainsi que les personnes en situation de handicap paient le plus lourd tribut de cet énième embrasement.

MYANGO OMARI Simon Du Ciel

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