Ebola/Beni : Le Conseil urbain de la jeunesse exige des actions concrètes et immédiates

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Face à la recrudescence de l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui touche la province du Nord-Kivu, et particulièrement la ville de Beni, le Conseil urbain de la jeunesse est monté au créneau. Dans une déclaration officielle rendue publique ce 04 novembre 2026, cette structure citoyenne dresse un bilan alarmant et formule des exigences strictes à l’endroit des autorités, de la coordination de la riposte et de la population.

Selon les données officielles arrêtées au 30 octobre 2026, la province du Nord-Kivu enregistre 2 576 cas confirmés et 1 531 décès, soit un taux de létalité critique de 59 %, pour 341 guérisons et 652 cas actifs. L’épidémie s’est propagée à 18 des 34 zones de santé de la province. La ville de Beni demeure l’un des principaux épicentres : la zone de santé locale totalise à elle seule 711 cas confirmés, 532 décès et 110 cas actifs, auxquels s’ajoutent 29 nouveaux cas suspects et 13 décès enregistrés rien que pour la journée du 30 octobre.

Au-delà des chiffres, le Conseil urbain de la jeunesse déplore des pertes humaines inestimables, des familles brisées et un tissu socio-économique lourdement fragilisé dans une région déjà éprouvée par l’insécurité et les conflits armés. L’organisation rappelle qu’Ebola ne se résume pas à une simple urgence médicale : c’est une menace directe contre la sécurité humaine, la stabilité sociale et la résilience économique des communautés.

Les jeunes de Beni pointent du doigt un relâchement notable dans le respect des mesures préventives, tant au sein de la population que dans certaines structures étatiques censées montrer l’exemple. Face à l’urgence, le Conseil formule des exigences articulées autour de trois grands piliers : à l’attention du gouvernement et des autorités politico-administratives; Garantir un engagement financier et logistique pérenne (notamment l’approvisionnement en carburant des ambulances et des véhicules d’intervention ainsi que le paiement régulier des prestataires).

Assurer une transparence totale dans la gestion des fonds de la riposte via un mécanisme de suivi indépendant incluant la société civile, la jeunesse et le corps médical, Préserver l’indépendance des décisions techniques et médicales tout en renforçant les infrastructures sanitaires locales.

À l’attention de la coordination de la riposte et des partenaires sanitaires; procéder à une évaluation approfondie du fonctionnement de la coordination et remplacer les responsables incompétents, assurer des recrutements stricts basés sur le mérite et l’intégrité, en bannissant le favoritisme et les interférences politiques, améliorer drastiquement les conditions de travail, de sécurité, de transport et de prise en charge psychosociale du personnel de première ligne et Intensifier la lutte contre les rumeurs et la résistance communautaire en étroite collaboration avec les médias, les leaders religieux, les structures de jeunesse et les autorités locales.

À l’attention de la population et de la jeunesse; reconnaître la réalité de la menace et observer scrupuleusement les consignes d’hygiène et de prévention, Éviter les contacts à risque, signaler sans délai les cas suspects et proscrire tout enterrement clandestin ou non sécurisé, Faire de chaque foyer, école, marché et lieu de travail un espace de vigilance collective.

MYANGO OMARI Simon Du Ciel

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