Cette décision marque un tournant judiciaire majeur après plus de 200 jours de détention secrète. L’ancien vice-Premier ministre de l’Intérieur et l’ex-président de l’Assemblée nationale étaient jusqu’alors détenus dans des cachots des services de sécurité, notamment ceux attribués au Conseil national de cyberdéfense (CNC).
Arrêtés à leurs domiciles respectifs à Kinshasa dans un contexte de vives tensions politiques, les deux influents lieutenants de l’ancien président Joseph Kabila font désormais face à une procédure judiciaire exceptionnelle.
Leurs avocats ainsi que plusieurs organisations internationales dénonçaient leur isolement total et l’absence de procès. Leur transfert devant la justice militaire devrait permettre de formaliser les charges retenues contre eux et de clarifier les fondements de la procédure engagée.
Quelles seront les premières actions de la défense devant l’auditorat militaire ? Comment la direction du PPRD réagira-t-elle à cette nouvelle étape judiciaire ? Quels éléments du dossier pourraient justifier la compétence de la justice militaire ?
Senga Butela

