Le dossier judiciaire du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO) franchit un nouveau cap. Ce mercredi 19 août 2026, lors de l’audience consacrée aux plaidoiries devant la Cour de cassation, le ministère public a exigé une peine de 15 ans de travaux forcés à l’encontre de l’ancien ministre d’État à la Justice, Constant Mutamba, et de l’ancien coordonnateur par intérim du FRIVAO, Chançard Bolukola Osony.
L’accusation repose sur la gestion controversée et les décaissements présumés frauduleux de plusieurs millions de dollars américains tirés des fonds destinés à l’indemnisation. Les montants mis en cause ciblent plusieurs décaissements spécifiques :
De leur côté, Constant Mutamba et son coaccusé Chançard Bolukola continuent de rejeter en bloc l’ensemble des accusations formulées à leur encontre. Ayant déjà maille à partir avec la justice dans de précédents dossiers de gestion, l’ancien garde des sceaux avait préalablement dénoncé des poursuites qu’il qualifie de manœuvres politiques et d’irrégularités procédurales, allant jusqu’à marquer sa défiance face à la composition et aux décisions de la Cour au cours des audiences précédentes.
La Cour de cassation devrait rendre son verdict prochainement pour trancher sur cette affaire emblématique de la lutte contre le détournement de deniers publics en République démocratique du Congo.
Senga butela

