Lors de son discours à la Nation, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a fixé les principes devant encadrer le futur dialogue national annoncé afin de renforcer la cohésion et l’unité du pays. Dans sa vision, les groupes armés et les mouvements engagés dans des actions hostiles contre l’État congolais ne pourront pas prendre part aux assises en qualité de composantes politiques.
« Ne pourront donc pas participer à ce Dialogue en qualité de composantes politiques ceux qui, à l’ouverture du processus, combattent par les armes l’ordre constitutionnel, occupent par la force une partie du territoire national, administrent illégalement des entités de la République ou agissent au service d’une puissance étrangère, en l’occurrence le Rwanda », a déclaré le Chef de l’État.
Le Président Tshisekedi a précisé que cette disposition ne constitue pas une exclusion fondée sur les personnes, les opinions ou les appartenances politiques, mais traduit la volonté de la Nation de condamner toute entreprise de guerre menée contre la République, ses institutions et ses citoyens.
Cette orientation intervient alors que plusieurs voix plaident en faveur d’un dialogue inclusif pour résoudre les crises sécuritaires et politiques qui secouent la RDC. Toutefois, Kinshasa insiste sur le fait que ce dialogue doit se dérouler dans le respect de l’ordre constitutionnel et de la souveraineté nationale.
Le futur dialogue national devrait réunir les forces politiques, les institutions, les confessions religieuses ainsi que les organisations de la société civile autour des questions liées à la paix, à la sécurité et à la consolidation de l’unité nationale.
MYANGO OMARI Simon Du Ciel

