Le chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi, a officiellement tracé la feuille de route du futur dialogue national pour la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État. À travers une démarche structurée en deux temps, la présidence entend lier impératifs de paix et exigences de justice, sur fond de vives attentes de la classe politique et de la société civile.
Pour matérialiser cette promesse de concertation nationale, le président Félix Tshisekedi a annoncé la signature imminente d’une première ordonnance présidentielle. Cet acte officiel instituera un comité d’organisation du dialogue national. Ce nouvel organe sera exclusivement chargé d’assurer la préparation administrative, matérielle et logistique des futures assises.
Ce n’est que dans un second temps, après la remise d’un rapport préliminaire par ce comité technique, qu’interviendra une seconde ordonnance. Ce texte clé convoquera formellement le dialogue et en fixera les grands axes : principes directeurs, calendrier des étapes, modalités de représentation des forces vives ainsi que les mécanismes de suivi des résolutions.
Au-delà de la logistique, le chef de l’État a profité de cette annonce pour définir la ligne philosophique de ce grand rendez-vous républicain. Félix Tshisekedi a tenu à rappeler qu’il ne saurait y avoir de paix durable sans justice.
Réclamé depuis de longs mois par les oppositions politiques et fortement encouragé par les principales confessions religieuses du pays (CENCO et ECC), ce dialogue s’ouvre dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement complexe. Pour la présidence, l’enjeu majeur sera de garantir le caractère véritablement inclusif des discussions, alors que les modalités de participation et le format précis restent les grands arbitrages attendus par toute la nation.
Senga butela

