Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a vivement réagi aux critiques de l’opposition et de l’ancien président Joseph Kabila concernant la trajectoire financière du pays. En opposant les chiffres actuels à l’héritage de 2019, l’argentier national dénonce une mauvaise foi politique et un refus de voir la transformation structurelle de la République Démocratique du Congo.
Pour le ministre des Finances, la stratégie actuelle de l’exécutif ne subit aucune comparaison avec la gestion passée. Doudou Fwamba Likunde rappelle que l’endettement de la RDC, maintenu sous la barre des 20 % du PIB alors que la moyenne de l’Afrique subsaharienne frôle les 60 %, constitue un levier stratégique maîtrisé pour bâtir les infrastructures du pays et non un fardeau budgétaire. Qualifiant les sorties du Sénateur à vie de « déni psychologique », le patron des Finances congolaises a dressé une frontière nette entre la situation d’hier et les réalités d’aujourd’hui.
La rupture macroéconomique entre les deux ères se traduit par une spectaculaire trajectoire de croissance : en l’espace de sept ans, la République Démocratique du Congo est passée d’un produit intérieur brut (PIB) nominal d’environ 50 milliards de dollars couplé à un budget national de 4 milliards, des réserves de change limitées à 1,3 milliard à la BCC et un déficit du compte courant de -3,2 %, à un PIB nominal historique de 120 milliards de dollars soutenu par un budget global de 18 milliards, des réserves de change portées à 8 milliards de dollars et un déficit du compte courant ramené à -1,3 %.
Cette bouffée d’oxygène financière a permis, selon le ministre, de réintégrer la RDC dans le concert des nations crédibles grâce à l’obtention de trois programmes formels avec le Fonds Monétaire International (FMI) et un accès retrouvé aux marchés de capitaux internationaux, des opportunités autrefois bloquées par le manque de transparence et la signature de contrats miniers léonins.
Sur le plan social, Doudou Fwamba enfonce le clou en énumérant les acquis de l’actuel quinquennat qui faisaient cruellement défaut en 2019 : la gratuité de l’enseignement primaire, la gratuité de la maternité, la couverture santé des professeurs et magistrats, la modernisation des universités et des pistes d’atterrissage, ainsi que l’asphaltage de routes clés dans des villes comme Isiro, Bunia, Kananga, Kikwit ou Buta.
Fidèle à la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le ministre a conclu son allocution par un appel vibrant à l’unité à travers le processus de dialogue national, exhortant également les groupes armés de l’Est à déposer les armes sans condition pour s’engager sur le chemin de la paix.
Senga butela

