Le directeur de cabinet du président de la République a instruit les membres du Cabinet présidentiel de s’abstenir, jusqu’à nouvel ordre, de tout contact direct ou indirect avec l’ambassade du Royaume de Belgique en République démocratique du Congo (RDC), ainsi qu’avec son personnel diplomatique et administratif.
Cette mesure est contenue dans la note circulaire n° 26/004 du 15 octobre 2026, adressée aux différents responsables et membres du Cabinet du chef de l’État.
Selon ce document, l’interdiction concerne notamment les directeurs de cabinet adjoints, les conseillers spéciaux, les coordonnateurs des services spécialisés, les conseillers principaux, les conseillers, ainsi que les responsables des services personnels et de l’Office privé du président de la République. Elle s’étend également à tous les autres membres du Cabinet présidentiel.
La note circulaire précise toutefois qu’en cas de nécessité dûment justifiée, toute démarche ou communication avec la représentation diplomatique belge devra faire l’objet d’une autorisation préalable et transiter exclusivement par le canal officiel du ministère des Affaires étrangères. Cette disposition, souligne le document, vise à garantir le respect des usages diplomatiques et des règles régissant les relations entre États.
À travers cette instruction, le Cabinet présidentiel entend encadrer les interactions éventuelles de ses membres avec la représentation diplomatique belge, en soumettant toute communication jugée nécessaire à une procédure d’autorisation préalable.
Le directeur de cabinet avertit que tout manquement aux dispositions de cette note circulaire exposera son auteur aux sanctions administratives et disciplinaires appropriées. La mesure prend effet à compter du 15 octobre 2026 et demeure applicable jusqu’à nouvel ordre, conformément aux termes du document.
À ce stade, la note circulaire ne précise pas les motivations à l’origine de cette décision. Il convient donc de rester prudent quant à ses causes et à ses éventuelles répercussions sur les relations diplomatiques entre Kinshasa et Bruxelles. Les prochaines communications officielles des autorités congolaises pourraient permettre d’éclairer les raisons de cette mesure ainsi que ses conséquences éventuelles sur les relations entre la RDC et la Belgique.
Par MYANGO OMARI Simon Du Ciel

