La République Démocratique du Congo (RDC) a officiellement exprimé son opposition au projet d’organisation d’un Grand Prix de Formule 1 au Rwanda. La diplomatie congolaise estime qu’un tel événement sportif d’envergure mondiale offrirait une vitrine internationale illégitime au président Paul Kagame.
Kinshasa juge cette perspective inacceptable alors que la crise sécuritaire persiste et s’aggrave dans l’est du pays, exacerbée par des tensions politiques régionales majeures.
Au cœur de cette contestation, les autorités de Kinshasa dénoncent fermement le soutien présumé de Kigali aux rebelles du M23, ainsi que l’exploitation illégale des minerais congolais qui alimente le conflit. Face à ces accusations, la RDC exige des garanties strictes et transparentes concernant l’origine des financements qui serviraient à structurer cette course automobile.
Pour le gouvernement congolais, le sport de haut niveau ne doit en aucun cas servir d’outil de blanchiment réputationnel pour un État accusé de déstabilisation régionale.
Tout en s’opposant catégoriquement à la candidature rwandaise, la diplomatie congolaise réaffirme son soutien enthousiaste au retour de la Formule 1 sur le continent africain. Kinshasa a ainsi choisi d’apporter son appui diplomatique à la candidature de l’Afrique du Sud, jugée plus légitime et éthique pour incarner cette renaissance automobile.
Le bras de fer est désormais lancé auprès des instances de la F1, qui devront arbitrer entre opportunités commerciales et lourds enjeux géopolitiques.
Senga butela

