L’avocat Hervé Diakiese Kyungu a sollicité son retrait temporaire de ses fonctions de porte-parole du parti politique Ensemble pour la République, dirigé par Moïse Katumbi Chapwe. Dans une correspondance datée du 15 octobre 2026 à Paris, il justifie cette décision par la nécessité de préserver l’indépendance de son exercice professionnel et d’éviter toute instrumentalisation politique des dossiers qu’il défend.
Dans sa lettre adressée à Moïse Katumbi Chapwe, président d’Ensemble pour la République, Hervé Diakiese Kyungu explique que ses activités professionnelles l’amènent à comparaître de plus en plus fréquemment en Europe dans des procédures qu’il qualifie d’« extrême sensibilité ».
Avocat inscrit aux barreaux de Paris et de Matadi, il estime que sa visibilité politique pourrait créer une confusion entre ses engagements partisans et son travail de défense, au risque d’exposer ses clients à une exploitation politique de leurs dossiers.
« Pour préserver l’intégrité de ces procédures, qui seront de plus en plus publiques, je ne souhaite pas que mes engagements politiques puissent être utilisés contre elles », souligne-t-il dans sa correspondance.
Face à cette situation, Hervé Diakiese Kyungu demande au président de son parti de prendre les dispositions nécessaires pour assurer son remplacement temporaire au poste de porte-parole. Cette démarche vise, selon lui, à lui permettre de poursuivre son métier d’avocat en toute sérénité, sans que ses responsabilités politiques interfèrent avec ses obligations professionnelles.
Malgré cette demande, l’avocat exprime sa reconnaissance envers Moïse Katumbi pour la confiance qui lui a été accordée au sein de la formation politique. Il affirme avoir eu « un grand honneur et un privilège » de porter la parole du parti, depuis la campagne électorale de son président jusqu’à son exil, tout en assurant qu’il lui en restera infiniment reconnaissant.
Cette demande de retrait temporaire intervient ainsi dans un contexte où l’intéressé entend concilier ses engagements politiques avec les exigences de son métier d’avocat, notamment dans des procédures sensibles susceptibles de faire l’objet d’une attention publique accrue.
MYANGO OMARI Simon Du Ciel

