Jules Alingete fustige la « Kabilie » : Les chiffres de la corruption mettent à nu 18 ans de dérive financière

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La vérité des chiffres contre les impostures politiques. L’ancien chef de file de l’Inspection Générale des Finances (IGF), Jules Alingete, n’a pas mâché ses mots pour condamner la posture de l’ancien président Joseph Kabila et de ses partisans. Alors que l’ancien chef d’État réapparaît de manière fracassante à la tête d’un mouvement militaro-politique dans l’Est du pays, le gendarme de la patrouille financière remet l’église au milieu du village.

Dans une déclaration sans concession, il dénonce l’incongruité de ceux qui choisissent de « prendre les armes contre leurs compatriotes » en s’appuyant sur des contre-vérités flagrantes. Pour Alingete, le bilan de la corruption sous le règne de Joseph Kabila face aux avancées de l’ère Félix Tshisekedi offre une réponse mathématique et indiscutable à la question de savoir quel régime a le plus pillé la République démocratique du Congo.

L’offensive de Jules Alingete repose sur une comparaison froide et factuelle des données issues de l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) publié par l’organisation internationale Transparency International. Elle met en lumière deux trajectoires diamétralement opposées : Le naufrage de l’ère Kabila (2001 – 2019) : Au terme de 18 ans d’un pouvoir sans partage, Joseph Kabila a laissé, en 2019, une RDC exsangue, reléguée au 170e rang mondial sur 179 pays évalués.

Avec à peine 9 pays derrière elle, la nation congolaise flirtait avec les bas-fonds absolus de la moralité publique. Cette période, qualifiée par beaucoup de pillage systématique, a vu l’émergence d’une oligarchie financière nourrie par le détournement de fonds publics, des contrats miniers opaques et l’utilisation frauduleuse de cartes de crédit du Trésor public.

Le redressement sous Félix Tshisekedi (2019 – 2025) : En seulement cinq ans de gestion, le paradigme a changé. Grâce à l’impulsion d’un contrôle financier rigoureux, notamment la méthode du contrôle a priori théorisée par Alingete, le pays s’est extirpé de cette zone rouge. En 2025, la RDC s’est hissée à la 163e place sur 182 pays, enregistrant un bond significatif de 10 places gagnées.

Le pays compte désormais 19 nations derrière lui dans l’effort global d’assainissement de la gouvernance financière.Cette amélioration notable s’explique par le verrouillage préventif des finances publiques orchestré par l’IGF, une démarche qui a permis de sécuriser des milliards de dollars en amont, empêchant ainsi les réseaux mafieux de l’ancien régime de perpétuer leurs saignées budgétaires.

Le verdict de l’histoire et de la transparence est implacable. En confrontant le chaos financier hérité en 2019 aux progrès tangibles enregistrés en 2025, Jules Alingete assène un coup fatal aux velléités de justification de l’ancien président. Prendre les armes ou s’allier à des forces de déstabilisation sous prétexte de sauver le pays s’apparente, à la lumière de ces données, à une pure imposture politique.

L’argumentaire de l’inspecteur général émérite démontre que le régime le plus corrompu appartient bel et bien au passé. Si le chemin vers l’intégrité totale reste semé d’embûches, la dynamique actuelle prouve que la RDC cesse d’être le terrain de jeu des prédateurs pour redevenir un État qui protège ses richesses au profit de son peuple.

Senga butela

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